Le peuple d’en bas de Jack London

L’avis de la Petite Plume :

Jack London est un mythe, mon auteur de référence. De par sa vie et ses écrits, il ne cesse de me surprendre et de me plonger dans son univers. Jack London n’a pas seulement écrit  » Croc blanc  » et  » L’appel de la forêt « , c’est également l’auteur de nombreuses nouvelles et récits tirés directement ou non de son expérience du grand Nord, de la navigation ou du vagabondage comme  » Martin Eden  » ou  » La route « . Le peuple d’en bas est une nouvelle fois la preuve de la grandeur de Jack London.

Ce livre ressemble davantage à un documentaire d’immersion car l’auteur a fait le choix de vivre durant 6 mois dans les quartiers les plus populaires de Londres, en 1902. L’East end  de la capitale anglaise est, à ce moment, un lieu où la misère est commune est les destins souvent tragiques, touché par une forte mortalité au sein même, à ce moment là, du plus puissant pays du monde.

Une fois passé les réprobations de ses amis, Jack London se parre d’un nouvel encoutrement rapiécé, d’un lit dans une chambre déjà occupée par deux autres locataires et nous immerge dans un environnement lugubre décrit par l’auteur de manière objective :  » cet abîme de Londres est un vrai désastre « .

C’est par le biais de ses nombreuses rencontres que l’écrivain nous décrit le rythme de vie des habitants de l’East end de Londres. Il nous raconte le désoeuvrement de la population, le manque cruel de logement, la pollution omniprésente, la malnutrition qui touche la plupart des citoyens de l’est londonien.

Le livre est jalonné d’histoires de personnes ravagées par une vie de labeur où le travail manque cruellement générant une horde de sans domiciles qui n’ont pas le droit de dormir dans la rue ou dans les parcs la nuit, les obligeant à marcher jusqu’au lever du soleil pour ensuite pouvoir  » se reposer  » le jour, le tout sans manger ou seulement quelques trognons de pommes rabougris ramassés à même le sol.

Le peuple d’en bas nous évoque le destin tragique de nombreux campagnards qui ont fait le choix de la ville pour finalement le regretter amèrement. La decription d’un ghetto de pauvres où les individus sont plus sévèrement punis pour avoir voler une pomme que pour avoir battu leur femme. Une critique vive des pouvois publics de l’époque qui ont laissé la misère se répandre à Londres.

Un récit boulversant qui nous démontre une nouvelle fois l’humanisme de Jack London par le biais d’une immersion totale dans les bas fonds de Londres. Un ouvrage utile, véritable témoignage de la misère humaine du début du XXème siècle, misère qui n’a pourtant jamais quitté les grandes villes et notre planète.

Pour finir, je voulais transmettre cette citation de Jack London qui, à elle seule, pourrait expliquer le paradoxe de notre société :  » Ce qui n’est pas bon pour vous ne peut pas être bon pour les autres, un point, c’est tout « .

Résumé de l’éditeur (éditions Libretto) :

Durant l’ete 1902, Jack London descend au cour des tenebres de l’empire le plus puissant de la planete pour y vivre le quotidien des pauvres de l’East End de Londres. Le recit qu’il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces proletaires que le mecanisme meme de charite maintient dans la misere. Une famille, dans une piece, deplace le cadavre d’un nouveau-ne afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mere vend des bonbons tries par son fils tuberculeux. Dans cette experience digne de Dante, London fait ce que Stevenson revait de faire, non pas un temoignage, mais une immersion dans un monde ou les hommes ont perdu jusqu’a l’idee de revolte…

« On m’a reproche d’avoir brosse de Londres un tableau noirci a souhait. Je crois cependant avoir ete assez indulgent. » Jack London

Billet initialement publié sur le blog des Plumes Baroques.

Pour découvrir le blog des Plumes Baroques : http://lesplumesbaroques.com/

Un commentaire sur “Le peuple d’en bas de Jack London

  1. A reblogué ceci sur Finobuzzet a ajouté:
     » Le peuple d’en bas nous évoque le destin tragique de nombreux campagnards qui ont fait le choix de la ville pour finalement le regretter amèrement.

    La decription d’un ghetto de pauvres où les individus sont plus sévèrement punis pour avoir voler une pomme que pour avoir battu leur femme.

    (…) Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces proletaires que le mecanisme meme de charite maintient dans la misere. »

    J'aime

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