Et maintenant, on fait quoi ?

Dimanche 13 décembre 2015, aux alentours de 20h45, tous les résultats sont tombés après le scrutin des régionales. Le Front National n’a donc eu aucune région. Certains observateurs y voient une défaite cinglante, un scrutin qui renvoie une nouvelle fois – après les départementales du début d’année – le parti d’extrême-droite à son rôle de parti de premier tour qui n’arrive pas à confirmer l’essai une fois que la pente devient plus raide. D’autres, membre du Front National compris, y voient, au contraire, une victoire et un échelon de plus gravi dans l’optique de la présidentielle de 2017. C’est ce qu’a expliqué tout sourire un militant du Front National à Hénin-Beaumont, là où Marine Le Pen a placé son QG dimanche.

Après le coup de semonce du premier tour, le parti de Marine Le Pen n’a donc pas su (pu) concrétiser cette poussée par la prise d’une ou plusieurs régions. Et pourtant, trois régions, au moins, semblaient être potentiellement prises par le FN : le Nord Pas de Calais Picardie, la PACA et le Grand Est. Si les deux premières apparaissaient comme plus compliquées à prendre au vu des retraits des  candidatures socialistes, Jean-Pierre Masseret, en se maintenant, avait, lui, ouvert un véritable boulevard à Florian Philippot. La déception doit être grande du côté des partisans du Front National. Faut-il pour autant crier victoire et claironner devant la réussite du front républicain ? Je ne le pense pas. Aujourd’hui, il faut être soulagé tout simplement. A vrai dire, tout commence.

Parti Socialiste et Les Républicains, une quasi égalité symbolique

Jusque tard dans la soirée on a cru que le PS et le parti de Nicolas Sarkozy arrivaient à égalité parfaite après ce second tour : six régions pour l’un, six pour l’autre et une pour les régionalistes corses. Et finalement, la Normandie a basculé dans le camp de la droite, rendant la pilule un peu moins dure à avaler pour la droite. Ne prendre qu’une région de plus alors que traditionnellement les élections intermédiaires sanctionnent lourdement le pouvoir en place est, en effet, une franche défaite pour Les Républicains et en particulier pour la ligne dure incarnée par Nicolas Sarkozy. Surtout si l’on ajoute à ce tableau l’absence de liste de gauche dans deux régions sur treize au second tour. Nicolas Sarkozy a implicitement reconnu cette défaite en affirmant qu’il allait désormais falloir ouvrir les débats sur la ligne idéologique du parti comme en témoigne la violente joute verbale entre lui-même et Nathalie Kosciusko-Morizet quelques minutes avant l’annonce des résultats.

Le Parti Socialiste n’est, lui non plus, pas en reste. Certes, il limite la casse mais à quel prix. Sa relative victoire dans les urnes s’accompagne d’une singulière déroute idéologique. Il n’est, en effet, plus capable de rassembler positivement les électeurs. Que l’on ne se méprenne pas, s’il y a eu sursaut des électeurs de gauche dimanche c’est avant tout sous le joug de la peur et de la menace d’un Front National plus puissant que jamais. Plus aucun projet de société ne parcourt plus le Parti Socialiste. Il n’est capable de rassembler que pour faire barrage à tel ou tel candidat et aucun mouvement ne saurait se bâtir sur le rejet d’un autre. Ah qu’il est loin le temps où le Parti Socialiste avait une réelle vision de gauche pour la société et un vrai projet en accord avec les valeurs historiques de la gauche. La quasi égalité entre Les Républicains et le Parti Socialiste est donc, selon moi, symbolique d’une même débâcle intellectuelle. Que ce soit à droite ou à gauche plus aucun projet n’est capable de fédérer les foules, de défendre un idéal bref de permettre de faire société.

Le chemin commence à peine

Dans la lutte contre le FN, il serait dangereux de croire que les résultats de dimanche soir préfigurent de défaites encore plus grandes pour le mouvement de Marine Le Pen. Pour paraphraser la célèbre phrase de Winston Churchill, ce n’est pas la fin de la lutte contre le Front National. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut-être la fin du commencement. J’irai même plus loin, je pense que tout commence pour 2017. On l’a bien entendu dans la bouche de Marine Le Pen, elle va faire de cette défaite un tremplin pour se placer d’autant plus dans la position antisystème, cette même posture qui fait que les voix affluent vers son mouvement. Dans sa lutte acharnée contre le FN, Manuel Valls a certes remporté une victoire en ce dimanche 13 décembre 2015 mais cette victoire est en trompe l’œil. En réalité, il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus pour le chef du gouvernement, lui qui avait fait de la lutte contre le FN la première de ses priorités vient peut-être de perdre bien plus.

Pourquoi ? Premièrement parce qu’en retirant ses listes dans deux régions et en se déchirant au vu et au su de tous dans une troisième, le Parti Socialiste vient de donner un carburant magnifique pour la candidate de l’extrême droite. Elle va pouvoir nous répéter pendant une année et demie l’antienne de tous les partis contre le FN, elle va pouvoir adopter une posture victimaire et se placer dans la position d’alternative au système, seule position qui lui permet d’engranger encore et encore des voix. En outre, ce faisant, le Parti Socialiste continue de se couper des électeurs de gauche. En trahissant presque toutes les valeurs et grandes idées historiques de la gauche mais en appelant au sursaut républicain et à la morale de la gauche pour contrer le Front National, les dirigeants du Parti Socialiste ne font-ils pas preuve d’une hypocrisie méprisante à l’égard de leurs électeurs et de tous les gens qui croient encore dans les idéaux de la gauche ?

 Pour un vrai programme de gauche

Voilà plus de trente ans que s’est fait une nuit que l’on croirait sans fin sur les idéaux et les valeurs de la gauche française. Depuis que Pierre Mauroy, devant le perron de Matignon, a annoncé le tournant de la rigueur, la gauche s’est trahie et continue à se trahir constamment. Le tournant de la rigueur, ces cinq mots froids et tranchants comme les lames de la guillotine qui s’est abattue sur les idéaux de la gauche. Depuis ce jour, l’hiver s’est fait sur nous, partisans et défenseurs des idées de gauche, vraiment de gauche. Pas de cette gauche qui dit être l’ennemie de la finance et qui trois ans et demi après son arrivée au pouvoir n’a toujours pas séparé les activités de dépôt des activités de spéculation des banques. Pas de cette gauche qui dit se battre pour l’égalité et qui nous explique finalement que la sécurité c’est la première des libertés (slogan de campagne du FN il y a une vingtaine d’année).

Du tournant de la rigueur au tournant sécuritaire, la boucle est bouclée. 32 ans après avoir bafoué les idéaux économiques, voilà le Parti Socialiste qui piétine les idéaux sociétaux historiques de la gauche. Les temps sont de plus en plus sombres pour les défenseurs de la gauche, il est grand temps de rallumer les étoiles pour reprendre le vers d’Apollinaire et il revient à chacun d’œuvrer pour cela. Chacun, à notre place, nous pouvons agir. Il est grand temps de retrouver le vrai sens du mot politique et de s’investir dans la vie de la cité. Nous avons, en Europe, des modèles à notre disposition : Podemos ou Syriza. Mais qui dit modèle dit inspiration et non pas simple répétition. Il s’agit de dépasser les contradictions de ces deux partis qui pour l’un (Syriza) a capitulé devant les forces sombres de la finance et pour l’autre (Podemos) a déjà prévenu qu’il ne souhaitait pas se battre contre elles. Ce qui importe, avant de créer un parti ou un mouvement, c’est d’abord d’élaborer un réel programme de gauche qui puisse servir de fondement au rassemblement des hommes et femmes de gauche. Il sera ensuite temps de créer un parti et de trouver une voix et un visage qui incarneront ce programme. Elaborer ce programme et mettre en place ce parti revient, de facto, à combattre le Parti Socialiste et à tout faire pour qu’il chute aussi vrai que l’émergence de Podemos et de Syriza n’a été rendu possible que par la chute vertigineuse du PSOE et du PASOK.

La route sera longue, la pente raide, les coups nombreux. Il ne faut pas s’attendre à être accueillis les bras grands ouverts que ce soit par le Parti Socialiste qu’il faudra combattre, par Les Républicains ou par le Front National qui verra d’un mauvais œil un autre mouvement prendre le rôle d’alternative. Souvent le mouvement connaitra des revers, toujours il sera combattu de manière farouche mais, pour autant, il ne faudra pas baisser les bras. Tel est le prix à payer pour défendre ses idéaux. Comme disait Jaurès, grande figure de la gauche, « le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense ». Parfois nous nous sentirons comme Sisyphe voyant dévaler son rocher le long de la montagne, il faudra alors recommencer des efforts déjà cinq fois, dix fois, cent fois consentis et dans ces moments de doute et de déception, il ne faudra pas perdre espoir. Il faudra alors se souvenir des phrases de Camus dans Le Mythe de Sisyphe : « « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux ». De toute façon ce monde n’est pas le mien, j’écris des textes pour fuir cette Terre. Au lieu d’y vivre aujourd’hui je préfère écrire en attendant demain.

9 commentaires sur “Et maintenant, on fait quoi ?

  1. Bonjour, Marwen !

    Que fait-on ? Eh eh …

    Noël est la joie toujours retrouvée, c’est un temps de renouveau, les jours rallongent après le solstice d’hiver ! On peut lire et (re) voir :
    « Le Guépard »- Giuseppe Tomasi Di Lampedusa dont Luchino Visconti a réalisé le film éponyme, Palme d’Or du Festival de Cannes. En voici une idée via les citations de Don Fabrizio, Prince de Salina, protagoniste :

    « Le soleil, qui était pourtant loin d’avoir toute sa force en cette matinée du 13 mai/(cf.décembre dernier), se révélait l’authentique souverain de la Sicile (cf.PACA et autres…) : violent et impudent, fort comme un narcotique, il annulait les volontés individuelles et maintenait tous les êtres dans une immobilité servile, bercée de rêves violents, de violences qui avaient l’arbitraire des rêves ».

    « Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et des hyennes… Et tous, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer (nous le sommes en vérité) comme le sel de la Terre. »

    « Tu vois Bendico (Marwen), toi, tu es un peu comme les étoiles : d’un bonheur incompréhensible, incapable de produire l’angoisse. »

    « Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. »

    Ne baissez JAMAIS les bras, Marwen, le changement se mesure sur du long terme !
    Cependant, chaque pierre compte dans la construction de l’édifice, celle d’ANGLE est : « le fondement (d)’un sage Architecte, (ET) un « autre » bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. » – Corinthiens 3.1.

    Pour l’heure : Étudiez, cultivez-vous, écrivez … amusez-vous, partagez, aimez !!! chaque chose en
    SON TEMPS.

    Joyeuses Fêtes ! Bonnes vacances !

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  2. NE PAS PUBLIER, merci

    Marwen,
    Je m’aperçois que vous connaissiez Don Fabrizio cad Le Guépard… cf. Radio Londres que je découvre !!! Super!
    On dit que seules les Montagnes ne se rencontrent pas… Pas toujours vrai. Nous sommes l’exception qui confirme la règle !

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  3. L’action politique commence par le local et la démocratie participative pourrait être ce renouveau, expérimenté à Saillans dans la Drôme, voici un accompagnement possible pour les citoyens intéressés par cette démarche :

    En ces temps obscurs, merci de bien vouloir diffuser largement cette proposition de revitalisation démocratique et citoyenne.

    Saillans : une conférence articulée sur les routes

    Mon utopie est d’accompagner l’émergence de 36 000 listes participatives dans les 36 000 communes françaises pour les prochaines élections municipales en mars 2020. Comme toute utopie, digne de ce nom, je suis conscient qu’elle est inatteignable mais mon objectif est de contribuer à une vitalité démocratique dans un maximum de communes françaises.

    Ce projet est totalement a-politique au sens des partis, il n’est absolument pas partisan. La seule idéologie qui est défendue est celle de la participation citoyenne et le retour à un véritable fonctionnement démocratique dans notre pays. Il s’adresse donc à tous les élus, associations et collectifs de citoyens quelques soient leurs couleurs politiques.

    En résumé, je me propose de sillonner les routes afin de témoigner sur l’aventure Saillansonne et de former des citoyens à notre approche participative.

    Saillans : Une révolution participative en marche
    A Saillans, dans la Drôme, une liste collégiale a remporté les municipales en mars 2014. Les habitants ont entièrement repensé le fonctionnement de la mairie, en s’appuyant sur des méthodes d’animation issues de l’éducation populaire. Depuis plus d’un, le projet municipal se co-construit entre élus et habitants. Une petite révolution participative !
    Une conférence articulée quésaco ?
    1. Une présentation d’environ deux heures (avec les questions) qui vous retrace les différentes étapes qui ont amené un petit village drômois vers l’expérimentation d’une démocratie réelle
    2. Le lendemain, un atelier en plus petit comité pour interroger votre contexte local et envisager comment vous mettre en route vers une dynamique participative dans votre ville, village, quartier (…)
    3. Une form’action à l’animation pour construire votre première réunion publique participative
    Pour qui ?
    Vous êtes élus (majorité ou opposition) quelle que soit votre étiquette politique, une association, un collectif de citoyens et vous souhaitez vous mettre en route.
    Qui suis-je ?
    Engagé dans différents mouvements d’éducation populaire depuis 25 ans, directeur de centre social, formateur en intervention sociale, formé au développement du pouvoir d’agir des habitants, co-initiateur et co-animateur de la liste collégiale et participative de Saillans durant les élections municipales de mars 2014, membre du Conseil des Sages.

    Conditions d’intervention
    – Vous souhaitez vous engager dans une démarche concrète de démocratie réelle
    – Vous avez besoin d’un accompagnement méthodologique pour vous lancer
    – Prise en charge des frais de route, participation au chapeau
    – Intervention possible du jeudi au dimanche

    Calendrier 2016 :

    – 03 février : Chambéry
    – 16 février : Nimes
    – février ou mars : Strasbourg
    – 25/26/27 mars : Limousin
    – 09 avril : Ardèche
    – avril ou mai : Saint Brieuc
    – 20/21/22 mai : Trièves
    – 06/07 août : Esperaza (Aude)

    Il reste de la place … contactez moi.
    tristan.rech@infonie.fr

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  4. Bonjour Marwen, « Françaises Francais, Belges Belges, Mon Président mon chien …. public chéri, mon Amour ! » Introduction des Réquisitoires de Pierre Desproges – Trivunal des Flagrants Délires

    DE LA DÉCHÉANCE DE LA NATIONALITE… RAS L’BOL !!!

    « D’abord ils v(n)ous ignorent, ensuite ils v(n)ous raillent, puis ils v(n)ous combattent…
    … et enfin, v(n)ous gagnez(rons) » – Gandhi

    Rappel pour mémoire…

    … » Le 23 février 1515, un arrêt du parlement de Paris introduit le ‘jus soli’ (droit du sol) dans le droit français : indépendamment de l’origine des parents, qui tous deux peuvent donc être étrangers, la naissance en France donne la capacité de succéder et donc la nationalité française, à condition cependant de résider sur le territoire du royaume… »- extrait.

    Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 26 août 1789

    Préambule
    « …. l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, … (les membres de l’assemblée) ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, ….
    …. afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »

    La Constitution de 1791 précisait : « sont Français les fils d’étrangers nés en France et qui vivent dans le royaume ».

    En 1993, le gouvernement Balladur fait adopter une loi qui prévoit l’obligation de rédiger une lettre de motivation pour devenir Français pour les personnes nées en France de parents étrangers. En 1998, le gouvernement Jospin fait adopter une nouvelle loi prévoyant que l’acquisition de nationalité pour ces personnes ne doit pas nécessitera de manifestation de volonté[10].

    Déchéance de nationalité :
    une impossibilité juridique ?

    Le Monde.fr | 03.08.2010 à 14h15 • Mis à jour le 03.08.2010 à 17h42 – Par Samuel Lauren
    ………..
    La proposition, outre le tollé qu’elle a soulevé à gauche, mais aussi dans une partie de la droite, a été jugée « inconstitutionnelle » par plusieurs juristes confirmés.
    L’article 1 de la Constitution française définit en effet la France comme une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

    Suffit-il de revenir à l’avant-1998 ?

    Eric Besson, qui sera chargé de transcrire dans la loi les idées du chef de l’Etat, assure pourtant que ce n’est pas un problème. Invité d’Europe 1, mardi 3 août, il assure qu’on « n’est pas obligé de changer la Constitution ».

    Selon lui, « il suffit de revenir à l’état de droit qui prévalait jusqu’en 1998 ». Avant cette date, la déchéance de nationalité pouvait être prononcée pour des personnes condamnées pour crime à une peine de plus de cinq ans de prison, dans les dix ans suivant leur accès à la nationalité. Toujours selon le ministre de l’immigration, cette disposition avait été validée par le Conseil constitutionnel. « Je ne vois pas pourquoi le Conseil constitutionnel acceptait en 1998 ce qu’il refuserait en 2010 », estime Eric Besson.

    L’article 25 du code civil précise quatre cas où la déchéance est possible, pour une personne ayant acquis la nationalité depuis moins de dix ans : une condamnation pour un « crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » ou pour « terrorisme » ; pour un « crime ou délit prévu au chapitre 2 du titre III du livre IV du code pénal » (espionnage, sédition, haute trahison militaire…) ; se soustraire « aux obligations résultant pour lui du code du service national », et enfin, s’être « livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France »
    ………
    TRAITÉS ET JURISPRUDENCE VONT CONTRE LA THÈSE DU GOUVERNEMENT

    Ces dispositions ne sont pas applicables si la personne déchue de la nationalité devient apatride, et requièrent l’agrément du Conseil d’Etat…
    … la France est signataire, sans l’avoir ratifiée, de la convention européenne de la nationalité de 1997, qui stipule que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité », sauf en cas de « comportement portant un préjudice grave aux intérêts essentiels de l’Etat ». En clair, on ne peut prononcer de déchéance pour des cas de droit pénal général.
    Quant à l’idée de « revenir à l’état de droit qui prévalait avant 1998 », les choses ne sont pas si simples : si le Conseil constitutionnel ne s’est pas opposé au principe d’une déchéance de nationalité dans les cas d’atteinte à la sécurité de l’Etat,

    il a confirmé au fil de sa jurisprudence le « principe d’égalité » entre les Français.

    Or, de Patrick Weil à Guy Carcassonne en passant par Dominique Rousseau, les spécialistes de l’immigration ou du droit constitutionnel sont unanimes sur ce point : les projets du gouvernement reviendraient à définir une catégorie de Français « en sursis », car ayant acquis leur nationalité depuis moins de 10 ans et susceptibles de la perdre, opposée à une catégorie de Français « de souche », ayant acquis leur nationalité à la naissance, et de ce fait dans l’impossibilité de s’en voir privés.

    Le Conseil constitutionnel a évoqué la question lorsqu’il a autorisé, le 16 juillet 1996, la perte de nationalité pour faits de terrorisme. Mais il l’a fait en justifiant le caractère exceptionnel de la mesure, et en rappelant, dans les considérants de sa décision, ….

    … qu' »au regard du droit de la nationalité, les personnes ayant acquis la nationalité française et celles auxquelles la nationalité française a été attribuée à leur naissance sont dans la même situation ».
    ………..
    Samuel Laurent

    Les années passent, les gouvernements ´changent’ et toujours… la même RENGAINE-R, François !!!

    La déchéance de la nationalité envisagée ces derniers jours ne PASSERA pas parce qu’elle est :

    injustifiable,
    indéfendable,
    inique,
    indigne,
    honteuse,
    ténébreuse au pays des « Lumières »
    pure tromperie politicienne,
    Inadmissible ! Irrecevable ! RECALÉE !

    JAMAIS les appareils non-européens n’accepteront/ n’intégreront une telle ineptie.

    Tout ce que nous vivons actuellement n’est que :
    « Beaucoup de bruit pour rien » !

    Enfumer les français jusqu’aux prochaines échéances ?

    DES BOUC-EMISSAIRES…
    …Les tenants de la double nationalité ?
    Oui, oui, On nous raconte à nouveau des fariboles, balivernes, niaiseries !! NOUS REFUSONS…

    … « Le Loup et L’Agneau » – Jean de La Fontaine

    La raison du plus fort est toujours la meilleure :
    Nous l’allons montrer tout à l’heure.
    Un Agneau se désaltérait
    Dans le courant d’une onde pure.
    Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    Et que la faim en ces lieux attirait.
    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    Dit cet animal plein de rage :
    Tu seras châtié de ta témérité…

    Monsieur Hollande,

    Qu’avez-vous fait de NOS votes ?

    Quel dommage ! Mépriser ainsi les véritables problèmes des français…
    Quelle bassesse ! Prendre ‘certains’ français comme cible…
    Est-ce ainsi que hommes s’aiment ?
    En 1955 Brassens chantait « la Chanson pour L’Auvergnat », vous devriez en méditer les paroles… Parlez-en avec Manuel ! Il n’a sûrement pas oublié L’histoire récente de l’Espagne !

    Nous ne sommes pas dupes ! Cela va faire… Pschitt ! Je l’espère.
    dll

    Aimé par 1 personne

  5. ERRATA

    [ Bonjour Marwen, « Françaises Francais, Belges Belges, Mon Président ( , )** mon chien …. public chéri, mon Amour ! » Introduction des Réquisitoires de Pierre Desproges – Tribunal des Flagrants Délires

    DE LA DÉCHÉANCE DE LA NATIONALITE… RAS L’BOL !!! ]
    ……..

    Corrections :

    #1 ** ( , ) la virgule manquante après Mon Président , mon chien … !

    #2 *** « Est-ce ainsi que [les] hommes « vivent » = [« s’aiment », cf. Dieu est amour ! Jean 1.4]
    Et leurs baisers au loin les suivent
    Comme des soleils révolus »
    Louis Aragon, Le Roman inachevé, Poésie/Gallimard, Paris, 1980

    Mea culpa ! On devrait toujours se relire !!!

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