Lexique

Dans la mesure où certaines notions reviennent très souvent dans mes papiers, il me paraissait intéressant de faire une sorte de lexique auquel renvoyer plutôt que détailler à chaque fois la définition des notions, ce qui avait pour inconvénient d’alourdir les papiers.

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Les Implant Files et l’esprit du capitalisme néolibéral

Depuis dimanche et la révélation du scandale par Le Monde, nous assistons à un déversement presque continu d’informations toutes plus scandaleuses les unes que les autres. Le travail du consortium des journalistes d’investigation mené pendant plusieurs mois a effectivement permis de démontrer à quel point la législation à l’égard des dispositifs médicaux – principalement les prothèses de tous types – était extrêmement permissive et ne s’intéressait finalement que très peu aux lourds questionnements de santé publique que posent ces dispositifs médicaux. Mardi, l’émission Cash investigation était consacrée à ce sujet en centrant son étude sur le cas français et les révélations effectuées dans le cadre du sujet sont proprement édifiantes. Il serait présomptueux de prétendre en faire la liste dans ce papier, mais l’émission est disponible ici sur YouTube.

Pour résumer grossièrement ce que celle-ci nous apprend, l’on pourrait dire que tous ces implants ne sont pas réellement contrôlés. N’étant pas considérés comme des médicaments, ils n’ont en effet pas besoin d’autorisation préalable de mise sur le marché si bien que l’Agence Nationale de sécurité des médicaments (ASNM) est bien dépourvue pour agir. Si on peut effectivement lui reprocher de ne pas avoir sonné l’alarme plus tôt, la législation l’empêche en réalité d’agir frontalement contre les multiples problèmes d’implants (des prothèses mammaires aux prothèses vaginales en passant par certaines valves cardiaques) qui sont répertoriées. Pendant ce temps, un nombre important de personnes (principalement des femmes) souffrent en raison de ce laxisme qui, selon moi, est totalement dû à l’esprit du capitalisme néolibéral. Lire la suite

L’heure des vacances

Voilà donc l’année 2017 qui touche à sa fin. Comme de coutume la fin d’année sonne le moment des bilans et des projections sur l’année à venir. Cette année d’élections – présidentielle puis législative – fut dense et, disons-le, parfois usante mentalement avec la perpétuation d’un système néolibéral autoritaire qui est littéralement à vomir. Commencée par les lettres à un ami insoumis, elle s’achève pour mon blog avec une tentative d’analyse du résultat des élections catalanes. J’ai essayé au fil des 124 papiers publiés dans l’année de défendre des idées qui me sont chères mais, je l’espère, sans arrogance ni mauvaise foi. Merci à ceux qui me lisent régulièrement, qu’ils soient d’accord ou pas d’ailleurs (c’est aussi pour poser des questions et donc générer des débats que j’écris) avec les modestes lignes que je rédige. Après une année bien remplie je ressens le désir de faire une petite pause et d’aérer mon esprit pour revenir rechargé à bloc pour une année 2018 qui sera évidemment faites de luttes et d’espoirs. Je m’en vais découvrir l’Asie du Sud-Est et espère en revenir fin janvier en pleine forme pour continuer à faire ce que je fais depuis deux ans et demi maintenant. Portez-vous bien et à bientôt, la lutte ne fait que commencer.

Réponse à Sophie Taïeb

Jeudi dernier j’étais invité sur France 2 pour interpeller le Président de la République. Il me semble que l’échange, bien que franc, fut à la fois cordial et courtois. Dès jeudi soir un article s’interrogeant sur mon antisémitisme était publié et relayé. D’autres ont suivi vendredi, émanant de sites plus ou moins partiaux – la palme revenant au site dreuz.info qui a publié une fausse photo et de fausses déclarations de moi. Sophie Taïeb a également publié un billet de blog à ce propos sur le site du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) m’accusant d’être obsédé par les juifs et d’être antisémite. Ce billet de blog, largement commenté sur les réseaux sociaux, m’incite à répondre. Si je n’ai pas répondu aux tweets me mentionnant ou à ce billet de blog avant aujourd’hui, c’est parce que je ne voulais pas répondre de manière hâtive et non réfléchie. Quel aurait été, en effet, l’intérêt de rajouter de la fureur à la fureur, du vacarme au vacarme et de la tension à la tension ? Malheureusement, les débats sur les réseaux sociaux ont dépassé le simple cadre de ma personne et répondre de manière précipitée n’aurait fait que participer à la fracturation de la société française, ce que je combats. Lire la suite