La classe moyenne en quelques lignes

A la lecture du budget 2020, il apparait clair que Macron et son gouvernement ont fait de la baisse des impôts pour la classe moyenne l’alpha et l’oméga de leur prétendu virage social. Bien conscients que c’est en faisant adhérer ladite classe moyenne à sa politique que Macron et sa caste ont une chance de se maintenir au pouvoir et de continuer le saccage social en cours, ils tentent par tous les moyens d’obtenir cette adhésion, se plaçant en garant de la préservation de la classe moyenne. Parce que, pour paraphraser Engels et Marx, l’on pourrait dire qu’un spectre hante l’Europe et plus particulièrement la France, celui de la disparition de la classe moyenne.

La classe moyenne semble pourtant avoir tout du mythe, de cet élément un peu fourre-tout au sein duquel tout le monde se retrouve. Pourtant, les contours de ladite classe moyenne sont flous à souhait, ce qui n’est pas un hasard selon moi. La classe moyenne est assurément le meilleur instrument socialement coercitif créé par le capitalisme néolibéral pour contrôler les masses, en particulier les classes populaires. Il est temps de sortir de la caverne et de déconstruire cette fable. Au risque de continuer à s’épuiser en se battant contre des moulins à vents.

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De quoi la classe moyenne est-elle le nom ?

Il y a quelques semaines, le salaire moyen des Français a été révélé. S’élevant à 2250€ nets mensuels, celui-ci a prestement été utilisé par tout une catégorie de personnes pour appuyer l’argument selon lequel tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles en France, dans un exercice que le Pangloss de Voltaire n’aurait sans doute pas renié. En dépit des fragilités inhérentes à cet indicateur, ces personnes n’ont pas hésité à claironner que ce résultat était la preuve que la classe moyenne se maintenait dans notre pays. Parce que, pour paraphraser Engels et Marx, l’on pourrait dire qu’un spectre hante l’Europe et plus particulièrement la France, celui de la disparition de la classe moyenne. Aussi est-il primordial pour les personnes au pouvoir de faire perdurer ce mythe de la classe moyenne.

Dans la Grèce Antique, le mythe – qui dérive de muthos – définissait le domaine de l’opinion fausse, de la rumeur, du discours de circonstance. En somme, le mythe est le discours non-raisonné, qui se veut être une forme de fable. Par opposition, le logos était, lui, le discours raisonné. C’est précisément le passage du muthos au logos qui a posé la pierre fondatrice des philosophes de la Grèce Antique. De la même manière, la classe moyenne a tout du mythe, de cet élément un peu fourre tout au sein duquel tout le monde se retrouve. Pourtant, les contours de ladite classe moyenne sont flous à souhait, ce qui n’est pas un hasard selon moi. La classe moyenne est assurément le meilleur instrument socialement coercitif qui a été créé par le capitalisme néolibéral pour contrôler les masses, en particulier les classes populaires. Il est temps de sortir de la caverne et de déconstruire cette fable. Lire la suite