L’Affaire Darmanin et l’éthique des Tartuffe

Depuis quelques jours, Gérald Darmanin est empêtré dans une affaire bien peu glorieuse et qui a tout du scandale. Le ministre de l’action et des comptes publics n’est en effet ni plus ni moins qu’accusé de viol par Sophie Spatz. Madame Spatz accuse Monsieur Darmanin de l’avoir violée à la suite d’une demande faite par elle-même auprès de Gérald Darmanin afin d’intercéder auprès de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Justice. A l’époque, en 2009, Sophie Spatz âgée de 37 ans, sympathisante UMP sonne depuis deux ans à toutes les portes pour demander une révision de sa condamnation pour chantage et coups de fil malveillants, survenue en 2005. C’est dans cette optique qu’elle rencontre Gérald Darmanin au siège de l’UMP. L’alors élu de Tourcoing lui affirme qu’il va l’aider et lui propose de poursuivre la discussion à l’extérieur. Ils passent la nuit ensemble et c’est à ce moment-là que la relation sexuelle se produit.

Madame Spatz affirme qu’elle était comme prise en otage et qu’elle s’est livrée à ce rapport pour obtenir la lettre promise par le ministre, chose qu’elle lui rappelle dans certains textos : « Quand ont sait l, effort qu, il ma fallu pour baiser avec toi !!!! Pour t, occuper de mon dossier ». Depuis la révélation de la plainte pour viol, toute la classe politique ou presque fait bloc derrière Darmanin. Celui-ci a même été ovationné dans l’enceinte de l’Assemblée nationale et, quand bien même les députés LREM affirment qu’il n’y avait pas de rapport avec cette affaire, la temporalité laisse peu de place au doute. Au-delà de la question du viol présumé, il me semble que cette affaire agit comme un puissant révélateur de la tartufferie cynique et odieuse d’une grande part de la caste politicienne au pouvoir. Lire la suite