La décroissance en quelques lignes

Il y a une dizaine de jours, l’ensemble des citoyens membres de l’Union Européenne étaient appelés aux urnes pour élire le Parlement européen. Si l’abstention a encore atteint des niveaux très élevés, particulièrement en France, l’un des grands groupes gagnants de ces élections est incontestablement celui constitué par les Verts. Les partis écologistes ont effectivement connu une augmentation de leurs résultats dans certains pays si bien que le groupe devrait passer de 52 députés dans la mandature européenne à 74 dans celle à venir. Cette poussée des Verts, en particulier en Allemagne, est sans doute liée à la dynamique actuelle au sein de laquelle les questions écologiques semblent, heureusement, devenues importantes.

Dans le sillage des multiples marches pour le climat, des grèves des lycéens ou encore de certaines actions intentées en justice contre des Etats à l’égard des questions écologiques, la problématique du changement climatique et de la menace d’une nouvelle grande extinction polarisent indéniablement l’attention – sans pour autant que les changements requis soient mis en œuvre pour le moment. Dès lors, les débats sur la pertinence et la nécessité de défendre un modèle décroissant semble revenir sur le devant de la scène, lui qui a été théorisé il y a déjà des décennies. Je crois pourtant que la décroissance, loin d’être une solution dans le cadre économique actuel, a toutes les chances d’être un leurre nous faisant perdre, encore, de précieuses années avant de faire advenir le changement de modèle économique plus urgent que jamais.

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