Le FN, barrage à une réelle alternative

Il y a quelques jours, l’ensemble ou presque des partis et mouvements politiques ont effectué leur rentrée. Cette semaine, c’est le gouvernement qui connaît la sienne avec la publication aujourd’hui des explosives ordonnances pour réformer le code du travail. Dans cette valse sempiternelle qui a lieu au tournant du mois d’août entre universités d’été et autres rassemblements aux quatre coins de la France, un parti manquait pourtant à l’appel et pas n’importe lequel. Le Front National, qui a atteint en mai dernier le second tour d’une élection présidentielle pour la deuxième fois de son histoire, n’a en effet pas effectué de rentrée en bonne et due forme. Ce n’est assurément pas parce que le parti d’extrême-droite manquait de sujets de débat.

Le parti de Madame Le Pen a en réalité anticipé la rentrée ou plutôt a été très studieux pendant l’été alors que les autres partis n’avaient pas encore repris. Celui-ci s’est effectivement réuni pour discuter de manière stratégique de l’année paradoxale qui venait de s’écouler pour lui. Le FN a en effet réussi à se hisser au second tour de l’élection présidentielle tout en battant son record de voix mais s’est lourdement incliné face à Emmanuel Macron en dépit d’une abstention et d’un nombre de bulletins blancs et nuls jamais vus. En outre le parti d’extrême-droite n’a pas réussi à obtenir le nombre de députés qu’il escomptait et a fortiori à créer un groupe parlementaire. Durant l’entre-deux tours de la présidentielle – comme à chaque fois que le FN se qualifie pour le second tour d’une élection – nous avons vu se mettre en place le perpétuel appel au barrage face à ce parti. Pourtant, il me semble qu’il faut retourner la perspective pour bien comprendre ce qu’est ce parti. Ce n’est pas au FN qu’il faut faire barrage mais bien le FN qui est un barrage à une réelle alternative dans ce pays. Lire la suite

Le deuxième tour et ses paradoxes

Dimanche prochain, Emmanuel Macron deviendra le huitième Président de la Vème République et le vingt-sixième Président de notre République. Sa victoire est venue mettre un terme à une campagne présidentielle proprement extraordinaire. Jamais ou presque, en effet, une élection présidentielle de la Vème République n’avait porté la même charge émotionnelle et n’avait été si indécise. Evidemment, il est bien des élections qui ont réservé des surprises (2002 étant à ce titre l’exemple le plus éloquent) mais lesdites surprises – comme leur nom l’indique – n’étaient pas prévues. En quelque sorte, il s’agissait d’une charge émotionnelle a posteriori. A l’inverse, cette élection présidentielle présentait une grande indécision a priori. Cette indécision s’est confirmée au soir du premier tour puisque trois candidats se sont tenus en quelques 600 000 voix.

Au-delà de l’indécision qui a marqué toute la campagne électorale, son autre composant principal, et a fortiori celui de l’élection, aura assurément été son caractère paradoxal. La pulsion « dégagiste » qui s’est emparée de la campagne (Sarkozy puis Juppé puis Hollande puis Valls ont été forcés de se retirer du jeu) a commencé les choses. L’affaire Fillon aura également apporté son lot de conséquences paradoxales : alors que Les Républicains devaient gagner cette élection haut la main, ils se sont fracassés sur le mur du premier tour. Toutefois, le plus grand des paradoxes de cette élection restera sans conteste la victoire d’Emmanuel Macron alors même que François Hollande est à un score historiquement faible pour ce qui est de la popularité et de la confiance. Il ne s’agit évidemment pas de dire que le nouveau président élu est la copie conforme du président sortant mais ce qu’il propose est assurément un approfondissement de la politique menée durant le quinquennat qui vient de s’achever. Le second tour de l’élection présidentielle – et ses résultats – n’ont, bien évidemment, pas échappé au caractère paradoxal de cette élection. Lire la suite

Pas une voix de gauche ne doit aller au FN

Dimanche 23 avril, Marine Le Pen est parvenue à se qualifier pour le second tour. Si elle a battu le record de voix obtenu par le Front National sur une élection elle s’est placée en deuxième position. En n’obtenant que 21,30% des suffrages alors qu’elle ambitionnait au début de la campagne 30% au soir du premier tour, la présidente du FN est bien consciente que le résultat, pour elle, n’est pas aussi bon qu’il aurait pu l’être. Que l’on s’entende bien, il est déjà dramatique que le Front National soit qualifié au deuxième tour et ait recueilli plus de 7,5 Millions de suffrages. Ce résultat est celui d’un abandon des classes populaires et ce bilan est celui du PS et de LR qui ont pavé la voie à ce parti et à ses idées – je l’ai déjà dit.

Si Marine Le Pen n’a pas atteint un score plus élevé c’est en grande partie parce que la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon sont allés lui contester cet électorat oublié, ces sans-voix qu’Emmanuel Macron et toute la caste politicienne ignorent voire méprisent. On promettait un raz de marée du FN chez les jeunes, ils ont voté à 30% pour Jean-Luc Mélenchon. De la même manière pour les chômeurs et les ouvriers, la campagne de la France Insoumise a détourné de nombreuses personnes du Front National. Si Marine Le Pen n’a pas eu le score qu’elle attendait, elle est en revanche opposée au meilleur candidat possible pour elle. En décidant de transformer le deuxième tour en référendum pour ou contre la mondialisation néolibérale elle tente de piéger Emmanuel Macron qui semble tomber à pied joint dans ledit piège. Dès le soir du premier tour, Marine Le Pen s’est tournée vers les électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans une danse du ventre assez prévisible. Pas une seule voix de gauche ne doit aller au FN, il défend des valeurs opposées aux nôtres. C’est pourquoi il faut pointer le danger et les mensonges de ce parti et de sa candidate. Lire la suite

Le front républicain ou l’autopsie d’une lutte perdue

Dimanche 21 avril 2002. A la surprise générale, Jean-Marie Le Pen se hisse au deuxième tour de l’élection présidentielle. En récoltant 4 804 713 voix, soit 16,8% des suffrages exprimés, le président du Front National place pour la première fois de l’histoire l’extrême-droite française au deuxième tour d’une présidentielle. Le pays vit un choc politique sans précédent, les manifestations spontanées se multiplient pour faire barrage au FN. Durant toute la campagne d’entre-deux tours la France est à la fois sous le choc et déterminée à isoler l’extrême-droite. Il n’y aura d’ailleurs pas de débat d’entre-deux tours. Deux semaines plus tard, Jacques Chirac est réélu Président de la République avec plus de 80% des voix.

Quinze années ont passé depuis le 21 avril 2002. Dimanche dernier, le 23 avril 2017, Marine Le Pen s’est qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle. En réunissant 7 679 493 suffrages, soit 21,30% des voix, la présidente du Front National a battu le record de voix obtenues par son parti lors d’une élection. A la stupeur de 2002 s’est substitué une résignation et même, pire, pour certains un soulagement. Cela fait en effet des mois, pour ne pas dire des années, que Marine Le Pen était attendue au second tour et même en tête des suffrages à l’issue du premier tour. Dimanche soir sur les plateaux télé tout le monde ou presque à appeler à faire barrage au FN, au fameux front républicain. Plus troublant encore, beaucoup ont commencé à parler des législatives un peu comme si le deuxième tour était déjà joué. Quel mépris pour les plus de 7,5 Millions de Français qui ont choisi Marine Le Pen dimanche. Comment ne pas voir dans l’attitude qui a été celle du sérail politicien dimanche la volonté de considérer ces voix comme un peu de poussière qu’il faudrait mettre sous le tapis ? Pourtant, l’histoire du front républicain qui s’est encore une fois nouée sous nos yeux dimanche est avant tout l’histoire d’une lutte perdue face au FN. Tentons d’en faire l’autopsie. Lire la suite

Terrorisme, l’odieuse indécence de Madame Le Pen

« Avec moi, il n’y aurait pas eu de Mohamed Merah, ni les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France ». En une phrase et 21 mots, Marine Le Pen a une nouvelle fois franchi toutes les limites de l’indécence lundi soir lors de son discours au Zénith de Paris. Si sur les réseaux sociaux c’est avant tout la (piteuse) prestation de Franck de Lapersonne qui a été moquée et raillée – le compte Twitter Malaise TV a d’ailleurs relayé ce moment plus gênant que militant – c’est, personnellement, cette phrase que je retiens dans cette soirée que le Front National voulait parfaite pour lancer son sprint final.

Depuis quelques jours, Marine Le Pen est en effet en train de montrer les muscles et revient aux fondamentaux du Front National à savoir quelques dérapages et propos provocateurs. Cela est sans doute dû à sa campagne plus que moyenne à mes yeux. Alors qu’elle se voyait déjà caracoler en tête au soir du premier tour voilà qu’est surgie la possibilité pour la présidente du FN de ne pas être présente au deuxième tour, ce qui serait assurément un échec monumental pour elle tant tout lui promettait une qualification voire une potentielle victoire. Lasse de cette situation, la voilà qui s’est lancée dans un exercice de remobilisation de son socle électoral. C’est dans cette perspective que s’inscrivent ses odieux propos sur les attentats.

Lire la suite

La clause Molière ou le bal des Tartuffe

Il y a un peu plus d’une semaine, le Conseil Régional d’Ile-de-France, présidé par Valérie Pécresse, a adopté un « small business act ». L’objectif affiché de ce texte est de favoriser l’accès aux marchés publics régionaux pour les PME et les TPE. Le diable se nichant souvent dans les détails, l’adoption de ce « small business act » a également été l’occasion de mettre en place la fameuse clause dite « Molière ». Ladite clause vise notamment à imposer l’usage du français sur les chantiers publics. L’Ile-de-France n’est ni la seule ni la première région à avoir adopter une telle mesure puisque la région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà mis en place cette clause sous l’impulsion de son président Laurent Wauquiez.

Si la clause Molière est mise en avant pour lutter notamment contre le recours aux travailleurs détachés, il est évident qu’elle revêt d’un caractère identitaire. A l’heure où la campagne de François Fillon est très mal en point, on peut également voir dans l’adoption d’une telle mesure par la région Ile-de-France la tentative de créer un contre-feu. Toutefois, il est assez peu probable que celui-ci soit assez fort pour relancer la campagne d’un François Fillon en état de quasi mort clinique politiquement. La clause Molière est intéressante selon moi en cela qu’elle nous révèle toute la tartufferie d’une partie de la classe politique et, surtout, à quel point les collectivités territoriales semblent être aujourd’hui à l’avant-garde de la régression. Lire la suite

Le FN, les prêts bancaires et la démocratie malade

Hier soir sur le plateau de France 2 et ce matin sur celui de France Info, l’un des plus fidèles soutiens de François Fillon, Bruno Retailleau, a analysé la victoire de François Fillon et affirmé que celle-ci représentait un grand danger pour le Front National. Il a expliqué que le parti de Marine Le Pen avait prospéré sur le fait que la droite ne s’assumait plus et que le retour d’une droite décomplexée constituait une grande menace pour le parti d’extrême-droite. Dans une longue intervention il a donc souligné point par point les raisons d’inquiétude du FN en proclamant en somme que du côté de Les Républicains on ne reculerait plus.

Pourtant, il me semble qu’un autre danger, bien plus grand celui-là, guette le Front National dans l’optique de la présidentielle de 2017. Ce grand danger n’est pas politique à proprement parler. Je ne considère pas, en effet, la victoire de François Fillon comme un danger très important pour le parti frontiste. Au contraire, il me semble que sa victoire valide bien plus qu’elle n’infirme les thèses du FN en même temps qu’elle vient souligner sa victoire idéologique. Cet autre danger, pour paraphraser un petit président, n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti et pourtant il a un pouvoir énorme, ce danger c’est la finance et les banques en particulier qui refusent d’accorder un prêt au parti pour la campagne électorale qui arrive. Ce qui constitue, à mes yeux, une atteinte grave à notre démocratie. Lire la suite

Le Front National, arrivé à un seuil ?

La semaine dernière, Le Figaro titrait sur le Front National et sur le futur séminaire – accepté par Marine Le Pen – visant à débattre de la politique économique du parti. Ledit séminaire devrait se tenir en mars prochain et tourner autour des questions économiques majeures – dont la question épineuse de la sortie de l’euro. Dans le même numéro, Louis Aliot, numéro deux du parti de Marine Le Pen, répond à une interview au cours de laquelle il explique que le débat autour de l’euro est crucial et que le FN doit désormais se recentrer sur les questions économiques. Des discussions parcourent déjà le parti entre partisans de la sortie de l’euro et personnes plus sceptiques à ce propos.

La tenue de ce séminaire est consécutive à un certain constat d’échec de la part de plusieurs caciques du parti d’extrême-droite. Partant d’un constat d’échec au deuxième tour malgré une forte progression au premier – à la fois aux régionales de 2015 et aux départementales de l’année précédente – ces voix discordantes sur la question de l’euro affirment, en interne, que tant que le parti se présentera comme totalement hostile à l’euro, il ne pourra pas remporter de franche victoire dans la mesure où cette question fait figure de repoussoir pour de nombreux électeurs de droite tentés par le vote FN. Marine Le Pen, en acceptant la tenue de ce séminaire, reconnaît – au moins de manière implicite – la pertinence de la question posée. Mais en procédant à cet aggiornamento, le parti de Marine Le Pen ne démontre-t-il pas qu’il est désormais arrivé à un seuil qui lui sera difficile de dépasser sans se dénaturer complètement ? Lire la suite

Après la consternation, la réflexion et l’action !

« Le choc », « Ça se rapproche »,  « Résister ! ». Les unes de la presse françaises sont unanimes en ce lundi 7 décembre 2015. Le Front National est sorti renforcé du 1er tour des élections régionales. Récoltant près de 30% des suffrages au niveau national, il s’affirme de plus en plus comme le premier parti de France. En se plaçant en tête dans près de 52% des communes françaises, le voilà qui renforce encore son maillage territorial. Après ce premier tour, le parti de Marine Le Pen vire en tête dans 6 régions sur 13 et est en mesure de probablement gagner 3 de ces régions : le Grand-Est, le Nord-Pas-de-Calais Picardie et la PACA. Le coup est rude pour beaucoup. Evidemment on s’attendait à une large victoire du FN lors de ces régionales mais hier, à 20h, les craintes se sont matérialisées sous nos yeux. Je mentirais si je disais que je n’ai pas pris un énorme coup derrière la tête.

Ma région natale, la PACA, a placé Marion Maréchal Le Pen en tête avec près de 40,55% des suffrages. En regardant les résultats à Marseille et en voyant le FN en tête sur 13 arrondissements sur 16 je n’ai pu retenir quelques larmes. Et maintenant on fait quoi ? On continue à pointer du doigt les abstentionnistes et les votants FN ? On continue à faire la même chose ? Cette même politique qui depuis 30 ans a fait que le FN est aussi haut aujourd’hui ? Ou alors on réfléchit et on essaye d’analyser les raisons profondes de ce succès pour mieux lutter contre les idées du Front National. La France est en crise politique nous dit-on. Je suis d’accord mais alors il faut prendre l’acception grecque du terme : nous sommes au moment d’un choix. Ou bien nous nous réinventons ou bien le FN arrivera au pouvoir.

Lire la suite

Lettre ouverte d’un jeune provençal à Marion Maréchal Le Pen

Ma chère Marion, j’ai longuement hésité avant de t’écrire cette lettre. Je prends la liberté de te tutoyer et j’espère que tu m’en excuseras. Si je me permets de prendre cette liberté c’est avant tout parce que notre différence d’âge est minime. Tu as 25 ans, moi 22, nous appartenons tous les deux à la même génération, celle née au tournant des années 1990 après la dislocation de l’URSS et l’avènement de la mondialisation. Et pourtant, hormis notre appartenance à la même génération tout, ou presque, nous oppose. Te voilà donc tête de liste aux élections régionales en PACA quand moi je suis un simple étudiant, originaire et amoureux de cette même région. J’ai donc pris ma plume, j’ai écrit et puis je me suis dit « à quoi bon ? ». Tu ne prendras jamais la peine de la lire. Surement ne sauras-tu même pas que cette lettre a existé. J’ai alors jeté mon brouillon. Puis j’ai réfléchi à nouveau et je me suis dit que je me devais de t’écrire cette lettre pas pour toi ou pour moi mais pour la PACA, cette région que je chéris tant, et pour la France, ce pays que j’aime profondément (même si j’imagine que tu auras du mal à croire ces mots).

Tu te demanderas, toi et beaucoup de lecteurs j’imagine, quelle légitimité ai-je moi du haut de mes 22 ans et de mon simple statut d’étudiant pour me permettre de venir te porter la contestation à toi, qui est à ce jour la plus jeune élue de l’histoire de l’Assemblée Nationale de notre pays. Eh bien c’est, il me semble, le principe de la démocratie de permettre à n’importe quel citoyen de s’exprimer et de porter la contradiction aux élus. Toutefois, une raison plus profonde me pousse à t’adresser cette missive. Depuis quelques semaines, tu n’as cessé de manier l’outrance et la provocation au cours de tes discours de campagne. Finalement, tu as bel et bien intégré les codes de notre génération puisque ce faisant tu cherches à faire le buzz, ce fameux mot dérivé de bzzzz et qui, en somme, renvoie à quelque chose de bruyant mais qui n’a pas de sens réel. Ta dernière saillie sur les musulmans à qui tu accordes quand même le droit d’être francais, et je t’en remercie, à « condition de se plier aux mœurs et au mode de vie que l’influence grecque, romaine et seize siècles de chrétienté ont façonné » m’a arraché un sourire et poussé à t’écrire la présente lettre.

Parce que finalement, je pense que je représente à la fois ce que tu abhorres et ce que tu crains par-dessus-tout à savoir un Français de confession musulmane qui est bien loin des extrémistes que tu dépeins à longueur de discours. Alors oui, il m’arrive de porter la djellaba, ce vêtement que tu as en horreur, pour aller prier, cet acte qui te répugne au plus haut point. Et pourtant j’aime mon pays, la France, peut-être même plus que toi au vu des multiples approximations historiques et intellectuelles que tu peux commettre (mais j’y reviendrai). Je suis donc un Français qui n’a ni renié sa foi ni mis de côté l’amour pour son pays. Dans la vision simple et binaire que tu proposes, je réintroduis – sans effort aucun – la complexité et la nuance. Dans une France que tu voudrais manichéenne, moi et tant d’autres représentons ce mélange possible entre foi d’une part et amour du pays d’autre part. Et c’est précisément la raison pour laquelle je me devais de t’écrire ce texte, pour montrer que, finalement, le schéma que tu nous dessines est loin d’être la règle mais l’exception. Oui Marion, on peut être musulman et aimer la France ou, si tu préfères, on peut aimer la France tout en étant musulman. Je n’y vois, personnellement, aucune antinomie.

Lire la suite