Et Marseille s’effondra

Il est aux alentours de 14h30 ce samedi quand l’écran de mon téléphone s’allume pour afficher une notification de l’application de France Info. A quelques minutes du lancement de la marche blanche en hommage aux victimes de la rue d’Aubagne, celle-ci indique que les recherches sont définitivement terminées dans les décombres des bâtiments effondrés et que les sauveteurs ont l’assurance qu’il n’y a pas d’autres corps sous les gravats. Cette notification vient clore une semaine pénible et douloureuse au cours de laquelle nous avons vu le bilan s’alourdir progressivement. De l’effondrement des immeubles le lundi 5 novembre à la fin des recherches le 10 novembre, chaque jour ou presque une ou plusieurs notifications sont venues lester le bilan qui est finalement de huit morts.

Impuissants, nous avons été forcés de voir s’égrener cette liste mortuaire sans rien pouvoir y faire pendant qu’en parallèle, les responsables de ce carnage pavoisaient dans les médias ou sur le terrain en expliquant qu’ils avaient fait tout ce qui était dans leurs possibilités pour éviter un tel drame mais que, comble de l’indécence nous y reviendrons, ils ne pouvaient rien face à la puissance des éléments naturels. Comme un symbole de plus, un balcon s’est effondré lors du passage de la marche blanche ce samedi, symbole d’une ville en train de s’écrouler sur elle-même tandis que l’équipe municipale assure que tout va bien et qu’elle a tout fait pour éviter les drames. Il est plus que temps de démasquer les criminels et de démontrer à quel point le drame de la rue d’Aubagne n’est pas fortuit mais bien la conséquence en même temps que le symbole d’une politique bien plus large. Lire la suite