L’Histoire, victime des manœuvres politiciennes

Dimanche dernier, les électeurs de droite et du centre ont donc désigné le candidat qui sera le représentant de Les Républicains à la présidentielle de 2017. François Fillon intronisé, c’est aussi la fin d’une campagne interne à la droite qui aura tourné autour de sujets relativement peu variés. Durant plus de deux mois, cette primaire a polarisé l’attention si bien que les thèmes récurrents qui l’ont jalonnés ont marqué ces quelques mois de la vie politique française. Parmi les sujets abordés à de nombreuses reprises, l’Histoire a eu un rôle tout particulier en cela que dans une forme d’immanence elle s’immisçait dans la quasi-totalité des débats de manière directe ou indirecte.

Bien sûr la fameuse question du récit national – nous y reviendrons plus tard – si chère à François Fillon a eu une place importante mais il me semble que la question de l’Histoire s’est retrouvée à de nombreuses reprises dans les débats sans forcément qu’on le perçoive, de prime abord. Que ça soit sur l’histoire très récente ou sur l’histoire bien plus ancienne, il me semble que l’ensemble de la sphère politique utilise ladite histoire et finit finalement par la dévoyer. Embarquée dans ces sombres manœuvres politiciennes de bas étage, l’Histoire ne parvient plus à se défendre et doit compter sur l’appui de l’éducation populaire pour se sortir des limbes de l’ignorance ou du cynisme dans laquelle la jette nos irresponsables responsables politiques (à ce titre, le travail de déconstruction de ces inepties entrepris par Mathilde Larrère et Laurence Decock sur Twitter et sur Mediapart dans leurs chroniques Les Détricoteuses me semble être salvateur). Lire la suite