Le salaire à la qualification en quelques lignes

Tout au long de la campagne présidentielle de 2017, la proposition de Benoît Hamon visant à instaurer un revenu universel a été l’un des forts polarisateurs du débat. Bien qu’il n’ait recueilli qu’un peu plus de 6% des suffrages exprimés lors du 1er tour, le candidat alors étiqueté PS a été l’un de ceux qui ont amené sur le devant de la scène un certain nombre de sujet important, notamment celui de la redéfinition du travail à venir avec l’émergence de la robotique notamment. Si le revenu universel est, selon moi, une impasse (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain billet), le débat à propos de la manière d’envisager le travail et sa rémunération est particulièrement intéressant.

Plus sensible aux thèses de Bernard Friot, je crois que le revenu universel en plus d’être une impasse et un piège qui nous éloigne d’une véritable révolution du salariat capable de mettre à mal le régime capitaliste. C’est pourquoi je suis bien plus favorable à la mise en place d’un salaire à la qualification que défend le sociologue et économiste tout au long de son œuvre et plus particulièrement dans l’ouvrage d’entretiens Emanciper le travail. Cela d’autant plus qu’une telle révolution peut se fonder sur l’existant.

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