Le Parti Républicain dans le piège Trump

Mardi dernier a constitué un terrible coup de semonce pour la direction du Parti Républicain. Lors du « Super Tuesday », le milliardaire Donald Trump a, en effet, accentué son avance dans la course à l’investiture et confirmé par la même occasion qu’il était déterminé à aller au bout de sa campagne. Longtemps considérée comme une blague, sa candidature n’a eu de cesse de gagner en puissance depuis le début de la campagne. D’abord méfiants, les caciques du Grand Old Party – le surnom du Parti Républicain – sont désormais farouchement opposés à l’investiture de Monsieur Trump, considérant que sa désignation marquerait la défaite du camp conservateur en novembre prochain.

Jeudi dernier, deux jours après la déflagration du Super Tuesday, la rébellion s’est mise en place dans les hautes sphères du parti. Les dirigeants républicains ont donc décidé de tenter le tout pour le tout. Mitt Romney – le candidat républicain lors de l’élection 2012 – est monté en première ligne au cours d’un discours durant lequel il a fustigé celui qui fait la course en tête dans les primaires républicaines : « Donald Trump est un charlatan, un imposteur. Ses promesses ne valent pas mieux qu’un diplôme de l’université Trump. Il prend les Américains pour des pigeons ». Le milliardaire doit se frotter la main en voyant la direction du parti lancée dans une cabale à son encontre, son piège vient de se refermer sur elle. Dans le bras de fer qui l’oppose à elle, il l’a déjà emporté en provoquant ces réactions. Lire la suite