Le traitement de l’affaire du Carlton par les médias, symptôme de leur déclin

On se souvient des mots prononcés par François Mitterrand, le 4 mai 1993, devant la dépouille de son ami Pierre Bérégovoy : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme, et finalement sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous. »

Il y a dans la manière dont les médias ont traité l’affaire du Carlton, et plus particulièrement Dominique Strauss-Kahn, une part de mimétisme inquiétant. Evidemment, les conséquences de la cabale médiatique n’ont, heureusement, pas été les mêmes qu’avec l’ancien Premier ministre de François Mitterrand mais, quand même, l’ex-président du FMI a été traité de tous les noms et trainé dans la boue bien plus que de raison par les différents médias. Finalement, celui-ci a été relaxé. Cette relaxe montre bien la vacuité de toutes les accusations lancées à la volée et de toutes les informations reprises telles quelles sans vérification aucune. Lire la suite